De la lumière aux ténèbres, d'Ange Godart




couverture livre

Auteur: Ange Godart
Date de publication: 2008
Editions: Editions la Plume noire
Pages: 81
(Lu en fichier PDF)
Mon avis: 

* L'ange avance vers une douce lumière en tenant la petite fille par la main. – Je te conduis au Paradis où ta Grand-Mère et ton Grand-père t'attendent. Ils s'occuperont de toi là-haut. *

Commencez votre chemin dans la lumière que vous traversez en suivant le funeste messager accomplissant sa tâche auprès des âmes des défunts ainsi qu'en voyant sa renaissance. Voyez la lumière s'éloigner avec la déchéance d'un ange et découvrez la punition de l'ange déchu, condamné à vivre éternellement au milieu des humains qui disparaissent tous, le condamnant à la solitude. Découvrez les ténèbres en suivant les choix de mortels qui ouvrent leurs bras à la promesse de la vie éternelle en s'offrant à des vampires qui font d'eux des créatures des ténèbres. Voyez que l'enfant des ténèbres, fils des siècles, peut ressentir la tristesse et la solitude.
De la lumière aux ténèbres… Un recueil de nouvelles ? Un roman ? Difficile à dire. C’est peut-être un entre-deux, car si les personnages se retrouvent tout au long de l’ouvrage, les épisodes ne s’enchaînent pas directement les uns après les autres. On a plutôt une vision générale du thème de la mort, des anges et des vampires qu’une histoire suivie.
Ange Godart nous emmène dans un monde d’ombre et de lumière, commençant par une première partie qui a pour personnage principal le funeste messager, l’ange chargé d’emmener les morts vers l’au-delà. Derrière leur apparence simple, des considérations très intéressantes se cachent dans ces brefs épisodes. Que se passe-t-il après la mort ? L’auteur nous donne sa vision des choses grâce à ce personnage fantastique, rongé par la tristesse et le chagrin que lui apportent chacune de ses missions : bien que ceux qui quittent le monde des vivants retrouvent une personne aimée dans des lieux pour le moins paradisiaques, la brièveté de leur vie est désolante. Dans cette première partie, nous découvrons donc plusieurs des rencontres que fait le funeste messager, qui suivent le même schéma : une petite fille gravement malade, une femme qui a fait une fausse couche, un jeune homme qui a chuté dans un ravin, une jeune femme qui s’est fait poignarder, un homme mordu par un serpent…
Forcément, ces passages vers la lumière ne se passent pas sans heurts. Il y a les questions des défunts, la révolte des anges blancs qui étaient chargés de protéger les victimes et, bien sûr, les états d’âmes du funeste messager, dont la fonction est trop lourde à assumer… si bien qu’il demandera finalement au créateur de le libérer.
Dans la deuxième partie, on assiste à la renaissance du funeste messager, puisque le Créateur a mis fin au calvaire de l’ange noir. Pourtant, il faut quelqu’un pour remplacer ce dernier dans sa tâche. Ainsi, nous découvrirons comment un homme qui n’a rien demandé à personne lui succède. Les chapitres s’enchaînent de manière rapide, apportant des nouveaux éléments de compréhension au lecteur et ménageant quelque peu le suspense.
Pour la troisième partie, nous quittons le messager funeste pour accompagner un ange déchu que nous avons rencontré précédemment dans une autre nouvelle. Nous découvrons ainsi la raison de sa déchéance et la manière dont il utilise son pouvoir – ou sa malédiction – qu’est l’immortalité dans le monde des hommes. C’est à cet endroit que le peuple de vampires fait son apparition, restant toutefois dans l’arrière plan de l’intrigue.
Dans la dernière partie, les rôles sont inversés : les vampires prennent de l’importance alors que les anges ne font plus que partie de la toile de fond. On rencontrera plusieurs personnages et le point de vue utilisé pour la narration varie, ce qui apporte de la diversité au récit.
De la lumière aux ténèbres est un récit très intéressant, mais il n’est pas facile de donner son avis dessus en raison de la diversité des thèmes et des styles abordés. Si j’ai particulièrement aimé la première partie – bien que le schéma des rencontres du funeste messager soit un peu trop mécanique – la partie concernant les vampires ne m’a pas réellement séduite. J’ai eu du plaisir à découvrir ce monde inquiétant, bien que certaines coquilles et erreurs présentes dans le texte aient gêné ma lecture. Je tiens toutefois à souligner que les illustrations m’ont beaucoup plu. Réalisées par l’auteur lui-même, elles représentent très bien le contenu de l’ouvrage et sont à la fois riches en détails et sobres.
Je remercie donc le forum A&M et tout particulièrement l’auteur, Ange, de m’avoir accordé sa confiance et permis de découvrir un monde qui m’était jusqu’alors inconnu.

Découvrez le blog de l'auteur 
Un grand merci à l'auteur pour sa confiance

Around the world in 80 books challenge

I know I have more than enough challenges to complete but when I saw this one I could not resist! The idea is wonderful!
As I did not manage to finish it in 2012 (which is not surprising), I chose another level, Circumnavigator, which means there is no deadline to read the 80 books.


Around the world in 80 books challenge 2012
Organised by: Diane @ Goodreads
From October 1st 2011 to December 31st 2012 => NO DEADLINE
The idea is to read 80 books from different countries around the world. There are eight different regions that must be visited but otherwise, you are free to chose which countries you want to see. To be valid, books must take place in the country. For detailed rules, follow the link.

There are two different levels: I chose the easiest one, which is frequent flyer. (It means I can visit the countries in any order I want) I probably won't have time to read 80 books by the deadline but I'll do my best!

SUMMARY: Regions visited: 5 / Countries visited: 27

Region 1: North America
1) USA: The pilot's wife,by Anita Shreve
2) Canada: La tendresse des loups, de Stef Penney

Region 2: The Caribbean

Region 3: Latin America
1) Peru: Bel canto,by Ann Patchett
2) Guatemalaeru: Los sordos, de Rodrigo Rey Rosa

Region 4: Europe
1) France: L'homme aux cercles bleus, de Fred Vargas
2) Norway: Le sixième homme, de Monica Kristensen
3) Iceland: La cité des Jarres, d'Arnaldur Indridason
4) England: Expiation, de Ian McEwan
5) Switzerland: Belle du Seigneur, d'Albert Cohen
6) Belgium: Surviving with wolves, by Misha Defonseca
7) Italy: Through a glass, darkly, by Donna Leon
8) Ireland: Irish Coffee, De Carol Higgins Clark 
9) Germany: The book thief, by Markus Zusak
10) Latvia:  Les chiens de Riga, d'Henning Mankell
11) Ukraine: A short history of tractors in Ukrainian, by Marina Lewycka
12) Sweden: Meurtriers sans visage, d'Henning Mankell
13) Romania: Black Sea Twilight, by Domnica Radulescu
14) Estonia: Purge, de Sofi Oksanen
15) Spain: Toro! Toro!, de Michael Morpurgo
16) Denmark: La librairie des ombres, de Mikkel Birkegaard
17) Vatican City: Angels and demons, by Dan Brown
18) Russia: Zoya, de Danielle Steel 
19) Finland: L'armoire des robes oubliées, de Riikka Pulkkinen
20) Lithuania: Between shades of gray, by Ruta Sepetys
21) Hungary: The book of summers, by Emylia Hall  

Region 5: Africa

Region 6: the Middle East
1) Afghanistan: Shadow,by Michael Morpurgo

Region 7: Asia
1) Japan: Stupeur et tremblements, d'Amélie Nothomb 

Region 8: Oceania




Through a glass, darkly by Donna Leon



book cover
Author: Donna Leon
Publication date: 2006
Publisher: Arrow Books
Pages:340
My opinion: 
* As they watched, he blew into one end of the iron 'canna', inflating the blob of glass at the other end. Quickly, with the grace of a baton twirler, he swung the glowing mass until it was just above the bucket and squeezed it carefully into the cylindrical tub, moving it up and down and slipping it around until it slid inside. He blew repeatedly into the end of the pipe, each puff forcing a halo of sparks to fly from the top of the tub. When he pulled the 'canna' out, the blob was a perfect cylinder, now recognizable as the flat-bottomed vase it would become.*

It is a luminous spring day in Venice, as Commissario Brunetti and Inspector Vianello take a break from the Questura to come to the rescue of Vianello's friend Marco Ribetti, who has been arrested while protesting against chemical pollution of the Venetian lagoon.
But it is not Marco who has uncovered the guilty secret of the polluting glass foundries of the island of Murano, nor he whose body is found dead in font of the furnaces which burn at 1,400 degrees, night and day. The victim has left clues in a copy of Dante and Brunetti must descend into an inferno to discover who is fouling the waters of the laggon...

Through a glass, darkly, is not a religious book, despite the obvious reference to the biblical quotation. It can probably be understood as in Shakespeare’s Tempest, where it is used to explain that we do not necessarily understand something at once, but that we will in the end. Or as a simple allusion to the island of Murano and its famous glass industry. This play upon words demonstrates once more Donna Leon’s talent for telling stories.
On a lovely day of early spring, Commissario Brunetti helps one of his assistant Vianello’s friend who has been arrested during an environmental protest organised in order to protect the lagoon from chemical pollution. Vianello’s friend is the son-in-law of De Cal, a glass factory owner who has been threatening him violently in the bars of Murano. Brunetti’s curiosity is aroused and he begins an unofficial investigation on that violent man who is disliked among so many other factory owners. However, what looked like unimportant events soon turns out to be significant: a man is found dead on Murano in front of a furnace… precisely in De Cal’s factory. As Brunetti is left to investigate with an old copy of Dante’s Inferno and coded notes left by the victim, we discover a rather dark side of Venice: pollution, politics and family tragedies.
The plot itself is well constructed and causes surprise, especially towards the end. At the beginning, there are several different stories which give a good introduction to the main themes of the books, although the reader has to wait for quite a long time until the actual mystery begins. From the Questura to Brunetti’s home, the story unfolds slowly, revealing many twists and turns. As it develops, we are once more amazed to discover how everything is connected in order to make a realistic and exciting plot.
As Brunetti is the main character, always true to himself, we mostly see the story through his eyes. Nevertheless, all the other characters are full of colours and well developed, be it his family, his colleagues or the victim’s relatives.
The description of the Venetian life also adds to the depth of the book. An important part of this local colour is the Italian names that can be found all the way through the book. The places are described accurately and so is the food, which shows us how important it is in Italian culture. With the Commissario, we are led through the streets of that wonderful city and on the island of Murano, where we discover the world of glass making.
Donna Leon also focuses on major current issues of Venice: pollution of the lagoon by factories, Italian bureaucracy, politics… If you are interested in Italian culture and like mystery, as well as well constructed and organised plots, and very human characters, have a try. Be careful though, as there are more than twenty mysteries featuring Brunetti and you may well end up becoming addicted to them.


Thanks to Mum for lending me this book and to my lecturer who recommended that I read Donna Leon's books.

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Stupeur et tremblements d'Amélie Nothomb




couverture livre

Auteur:Amélie Nothomb
Date de publication:1999
Editions: Albin Michel
Pages:175
Mon avis: 

* Avec mon chariot, qui me donnait une contenance agréable, j'empruntais l'ascenseur. J'aimais cela car juste à côté, à l'endroit où je l'attendais, il y avait une immense baie vitrée. Je jouais alors à ce que j'appelais "me jeter dans la vue". Je collais mon nez à la fenêtre et me laissais tomber mentalement. La ville était si loin en dessous de moi: avant que je ne m'écrase sur le sol, il m'était loisible de regarder tant de choses. *
"Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieur. Et moi, je n'était la supérieure de personne.
On pourrait dire les choses autrement. J'étais aux ordres de mademoiselle Mori, qui était aux ordres de monsieur Saito, et ainsi de suite, avec cette précision que les ordres pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques.
Donc, dans la compagnie Yumimoto, j'étais aux ordres de tout le monde."
Stupeurs et tremblements : ces trois mots décrivent la manière dont, dans l’ancien Japon, on s’adressait à l’Empereur. C’est un titre qui convient parfaitement à l’histoire qu’Amélie Nothomb a vécue dans le pays du soleil levant.
L’auteur revient au Japon, son pays natal qu’elle a quitté à l’âge de 5 ans. Elle a un contrat de travail avec l’importante firme Yumimoto, mais elle remarque bien vite que son emploi ne remplit pas ses attentes. Engagée à la base comme interprète, elle se retrouve à faire des tâches de plus en plus dégradantes, du changement de jour sur le calendrier à la dame-pipi. Mais pourtant, elle ne démissionne pas, car au Japon, cela signifierait perdre son honneur… Et Amélie est prête à montrer à tous les employés – et à Mlle Mori en particulier – que leurs préjugés sur les occidentaux sont faux.
Par cette histoire qui paraît très simple et ordinaire, l’auteur nous livre une critique du monde impitoyable du travail japonais : il faut se battre pour obtenir des promotions, travailler des heures et de heures avec acharnement pour être parfois humilié, et lorsqu’on fait une erreur, on est relégué plus bas dans la hiérarchie.
Plus largement, on assiste à une sorte de comparaison entre les mentalités japonaise et occidentale en général. On a ainsi de nombreuses considérations sur le statut des femmes dans la société et sur la désillusion des hommes lorsqu’ils comprennent à quoi leur vie se résumera. De même, la plupart des personnages semblent éprouver une certains méfiance et du mépris à l’égard des occidentaux, c’est-à-dire, dans ce cas précis, Amélie.
La relation particulière que la jeune Européenne entretient avec sa supérieure, Mlle Mori, est très intéressante. On est témoin, à plusieurs reprises, des maladresses parfaitement involontaires d’Amélie, réinterprétées ensuite par sa supérieure directe comme des actes de sabotage. Pourtant, malgré les réprimandes et les tâches de plus en plus humiliantes, l’admiration de l’auteur pour la belle femme japonaise ne diminue pas.
Stupeur et tremblements est un roman qui se lit facilement et plutôt rapidement. Certains passages ne sont pas dénués d’humour, ce qui est bienvenu dans un livre présentant un côté extrêmement négatif de la culture japonaise. La culture du pays est détaillée, au détriment peut-être de sentiments plus profonds entre les différents personnages. Je dois avouer avoir été un peu déçue, sans savoir exactement pourquoi. Le style d’écriture est original, mais je n’ai pas vraiment accroché. Simple et pourtant truffé de subjonctifs imparfaits ; d’un humour parfois difficile à comprendre ; décrivant certaines scènes étranges, dont on ne comprend pas vraiment la place dans le roman… C’est sans doute une manière différente d’aborder une autobiographie, et au vu des nombreux admirateurs de l’auteur, je pense que cette méthode était plutôt efficace. Après tout, à chacun ses goûts… N’hésitez donc pas à découvrir ce roman par vous-mêmes, et dites m’en des nouvelles !

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Critiques en partenariat / Reviews for partners

With the help of the A&M forum, I have been able to write reviews for partners (publishers or authors), which enabled me to discover a wide range of new books. Here is a summary of the reviews I wrote for partners.

Grâce au forum A&M, j'ai pu faire de critiques en partenariat (pour des maisons d'édition ou des auteurs), ce qui m'a permis de découvrir une grande variété de livres. Voici un résumé de mes critiques réalisées en partenariat.

- Auteurs / Authors -
    Mathieu DOMBRE - D'ombre et de lumière (post)
    Ange GODART - De la lumière aux ténèbres (post)
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- Maisons d'édition / Publishers -
    Editions Persée - Féealy Mage, de Rawia Arroum (post)
    Editions Chloé des Lys - 24 heures pour la fin d'un monde, d'Emilie Decamp (post)
    Editions Chloé des Lys - Devoir et mémoire, d'Henri Beaudout (post)   
    I would like to thank all of them for trusting me and letting me discover their books!
    Je voudrais les remercier de leur confiance et de m'avoir fait découvrir leurs livres!
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